Nicolas Robert Jourdain, Roi des Oneidas
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ToggleMais qui est donc notre Nicolas Robert ?
Nicolas Robert est fils de Nicolas Valentin JOURDAIN dit Longpré, né le 29 mars 1708 à Longpré les Corps Saints et décédé le 29 juillet 1776 à Québec au Canada, il avait 68 ans.
Il s’est marié le 18 avril 1741 à Québec en l’église Notre Dame de Québec avec Marie-Françoise LALLEMAND (1720-1799).
Depuis 1664, l’église Notre-Dame-de-Québec dessert la première paroisse catholique établie en Amérique du Nord. Elle acquiert le titre de cathédrale en 1674 quand elle devient le siège de l’immense diocèse de Québec, puis le statut de basilique 200 ans plus tard. Son histoire est marquée par les bombes, les incendies et plusieurs phases de reconstructions-rénovations majeures. Tel un phénix, elle renaît toujours de ses cendres et brille encore.
De cette union entre Nicolas Valentin Jourdain et Marie-Françoise Lallemand naîtront 10 enfants:
-1 Marie-Françoise 1741-1742
-2 Nicolas Robert 1742- marié en 1762 avec X fille du Sachem Iroquois 1748-1768 dont
-2.1 Adam ou Si-Ait-Kuh Ugly Jordan JOURDAIN
-2.2 John Jourdain
-3 Pierre 1743-1780-
-4 Valentin Eustache 1745-1748
-5 Marie-Anne 1746-
-6 Paul 1747-1749
-7 Jean-Baptiste dit Lonpré 1750-
-8 Louis 1751-1789
-9 Joseph 1753-
-10 Marie-Louise 1754-1791
Cettre fratrie a laissé sa trace dans l’histoire du Canadaet l’on peut facilement dire que notre ville de Longpré les Corps Saints a contribué à la création du Canada actuel.
Revenons à Nicolas Robert,
Nous allons vous conter l’histoire de Nicolas Robert Jourdain, elle est incroyable, on l’a croierait directement sorti d’un livre de Jules Vernes ou d’un film de western.
Moi je la trouve fabuleuse et elle me rapelle mon enfance, quand nous faisions des arcs avec des flèches pour tirer sur les oiseaux que bien sûr nous ne touchions jamais, d’ailleur ils se sauvaient en riant.
D'aprés un article de Jacques Dulphy, paru dans "Le Courrier Picard" du dimanche 29 janvier 2006. «vous trouverez une copie en-dessous»
Mémoires du Marquis de Barbé de Marbois (Journal d'un déporté non jugé, Paris, 1835)
Quelle ne fut pas la surprise du Marquis de barbé Marbois, « Le marquis François de Barbé-Marbois, né le 31 janvier 1745 à Metz en Lorraine et mort le 12 janvier 1837 à Paris, est un diplomate et homme politique français et fut l’un des ministres de Napoléon Iᵉʳ et premier président de la Cour des comptes.}]] {{attaché aux affaires étrangères, chargé par Louis XVI de l’organisation des consulats Français aux Etats Unis« , de rencontrer, lors d’une visite aux Onéidas, un presque authentique Indien Iroquois, chef de tribu, originaire de Picardie.
Le Marquis qui rédigea plus tard ses mémoires (Journal d’un déporté non jugé, Paris, 1835) fait le récit de cette rencontre qui eut lieu en 1784.
A cette époque, Lafayette « Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, dit « La Fayette », « né le 6 septembre 1757 au château de Chavaniac, paroisse de Saint-Georges-d’Aurac et mort le 20 mai 1834 à Paris« , est un noble d’orientation libérale, officier et homme politique français et américain, s’était embarqué pour les Etats-Unis afin de revoir ses amis.
Ceux-ci profitèrent de son séjours pour le charger de pacifier les Iroquois, fâchés d’avoir été dépouillés de leurs terres et qu’on avait oublié de récompenser pour être entré en guerre contre les Anglais.
Une conférence de paix fut tenue à Fort-Schuyler entre les Iroquois , Lafayette, barbé-Marbois, Madison et le Chevalier de Caraman.
La rencontre avec Nicolas Robert Jourdain
C’est à cette occasion que Barbé-Marbois rencontra « Un homme qui avait comme ornement des osselets et des anneaux de plomb au nez et aux oreilles »
Surpris d’entendre un Iroquois parler un français parfait, il s’enquit de son origine : il s’appelait Nicolas Jourdain, était originaire Longpré en Picardie. Vers 1750, il avait été capturé avec quelques autres Français, par les iroquois qui se disposèrent à les brûler vifs, quand la fille du chef-roi demanda sa grâce.
L’homme fut détaché du poteau, remis en liberté, et épousa la princesse avant de devenir, plus tard, roi à son tour.
Barbé Marbois avait-il bien entendu ?
Dans ses mémoires , il dit que l’homme était natif de Longpré. Or, le seul Nicolas Jourdain qui soit né à Longpré, selon les registres paroissiaux que nous avons consultés à la mairie, est le fils de Jacques Jourdain, lieutenant du bourg et d’Anne Patry, sa femme.
L’acte de baptême est rédigé le 1er avril 1708. Or, si le Nicolas Iroquois est le même Nicolas que que celui qui figure dans cet acte, il aurait eu, lors de sa redécouverte 76 ans.
Ce qui est improbable. D’autant plus improbable que le Nicolas né à Longpré , si l’on en croit le « Dictionnaire généalogique des Canadiens français de 1608 à 1760 » se maria avec Marie Françoise Lallemand, le 18 avril 1741, à Québec et qu’il eut au moins quatre enfants, dont un Nicolas, né à Québec en 1742, et qui donc aurait eu 42 ans lors de la visite de Barbé Marbois.
L’indien Picard, c’est donc lui, et non son père. Dans l’acte de mariage à Québec de Nicolas Jourdain 1, natif de Longpré, il est mentionné avec la profession de brasseur, et fils de feu Jacques Jourdain, marié à Longpré, originaire de Lanchères.
Ce natif de Longpré, qui plus est, mourut à Québec en 1776, ainsi qu’en atteste les archives.
Nation Oneida en hiver, photo prise en 1914
Le témoignage du Marquis de Barbé-Marbois.
Voici, extraite des mémoires du Marquis, publiées en 1835, la relation condensée de sa rencontre en 1784 avec Nicolas Robert Jourdain, le Picard Iroquois.
« En 1784, M. de Lafayette, M. de Camaran, M. Madison et moi fîmes partie d’aller aux Onéidas, où plusieurs tribus se réunissaient pour conférer. Nous leurs portions des présents et ils vinent nous recevoir. Ils remarquèrent les barillets d’eau-de-vie qui leurs étaient destinés, et ils s’en saisirent. L’un d’eux en portait un qui qui me semblait trop lourd pour lui. Cet homme avait comme ornement des osselets et des anneaux de plomb aux nez et aux oreilles. Son visage était couvert de bandes de diverses couleurs. Nous étions à cheval. je dit à mon palefrenier : Tachez de vous faire comprendre de cet homme, pour obtenir qu’il vous remette son baril ; votre cheval n’en sera pas trop chargé. » L’homme se retourne aussitôt vers moi et me dit, en très bon français : « Je remet le baril à votre domestique ; mais c’est pour vous faire plaisir, car ce fardeau ne pèse rien pour moi… »
« Surpris d’entendre cet homme me parler ainsi, je lui dit ; « Cheminons ensemble et apprenez-moi par quelle aventure vous savez si bien le français ?
« Je m’appelle Nicolas Jordan (sic), réplique t’il. je suis né à Longpré les Corps Saints… »
Le Marquis explique ensuite que son Iroquois français avait été secrétaire de M. Vilmain de Beaupré (Un voyageur français au Canada), puis que la guerre venue avec les Anglais, alliés alors des Onéidas, et qu’il fut fait prisonnier avec quelques autres français « destinés à être brûlés et mangés ».
Barbé-Marbois poursuit :
« Ses compagnons le furent, et témoin de leur sort, déjà tout couvert de la couleur noire dont on peint ceux qui doivent périr, il s’attendait à le partager quand on l’informa qu’il était libre. Il apprit qu’il devait cet heureux changement à la fille du roi, qui avait perdu son mari depuis peu de jours, et qui avait résolu de le remplacer par Jourdain. Le mariage fut conclu peu de jours après « . Et le Marquis cite Jourdain lui-même : « Aussitôt que les sauvages m’eurent adopté, j’éprouvai la plus grande humanité de leur part. Ils me montrèrent, avec une patience extrême, à chasser comme eux, à dépouiller un arbre de son écorce, à construire une cabane, à conduire un canot, à pêcher. La princesse ma femme était fort laide, et ivre du matin au soir. Je désertai un jour ; mais je fus repris. Les sauvages me ramenèrent aux Onéidas. On me rendit ma femme. J’ai plusieurs enfants. Mon âge et mes enfants me fixent ici pour jamais ». »}
Jourdain, qui avait une grande instruction, était devenu, à son tour, un vrai chef Iroquois.
Et aujourd'hui :
En avril 2025, Todd et Paula Larkin sont venue nous voir à Longpré
Comme à dit Paula, je suis à 95% Onëidas et 5% Longiprate.
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